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En feuillettant Courrier International, je suis tombée sur une histoire géniale, reléguée à la dernière page dans la rubrique "insolite" (sic). Cela m'a tout de suite rappelé ce livre de Giono, l'homme qui plantait des arbres. 

 

La preuve, une nouvelle fois, que chacun peut, à son niveau, initier et réaliser le changement qu'il souhaite. Que se faisant, chacun peut réaliser des choses incroyables. Et que la somme de ces changements finit par faire boule de neige et genérer des changements de grande ampleur...

 

arbre.jpg

 

"A lui tout seul, Jadav Payeng a fait pousser une vaste forêt sur un banc de sable de 550 hectares situé au milieu du fleuve Brahmapoutre. (...) Tout a commencé en 1979. Des crues avaient rejeté un grand nombre de serpents sur le banc de sable. Après le retrait des eaux, Payeng, qui n’avait que 16 ans, trouva le site couvert de reptiles morts. Ce fut le tournant de sa vie. “Les serpents étaient morts de chaleur, il n’y avait pas d’arbres pour les protéger. Je me suis assis et j’ai pleuré sur leurs corps sans vie. C’était un carnage. J’ai alerté le ministère des Forêts et leur ai demandé s’ils pouvaient planter des arbres. Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont dit d’essayer de planter des bambous. C’était dur mais je l’ai fait. Il n’y avait personne pour m’aider”, raconte Payeng, qui a désormais 47 ans.

Le jeune homme quitta ses études et son foyer, et se mit à vivre sur le banc de sable. (...) Au bout de quelques années, le banc de sable est devenu un bois de bambou. “J’ai alors décidé de faire pousser de vrais arbres. J’en ai ramassé et je les ai plantés. J’ai aussi rapporté des fourmis rouges de mon village : les fourmis rouges changent les propriétés du sol. J’ai été piqué plusieurs fois”, raconte Payeng en riant. Bientôt, toute une série de fleurs et d’animaux s’épanouirent sur le banc de sable, y compris des animaux menacés, comme le rhinocéros à une corne et le tigre royal du Bengale. “Au bout de douze ans, on a vu des vautours. Les oiseaux migrateurs ont commencé à arriver en masse. Les daims et le bétail ont attiré les prédateurs”, déclare Payeng, qui s’exprime comme un écologiste chevronné. “La nature a créé une chaîne alimentaire : pourquoi est-ce qu’on ne s’y tient pas ? Qui protégera ces animaux si nous, les êtres supérieurs, nous nous mettons à les chasser ?” (...)" -  Courrier International mai 2012.


Je n'ai recopié qu'une partie de l'article, l'intégralité est disponible ici.

Tag(s) : #Billets d'humeur
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